Pêle-mêle

Histoire de l’Informatique

 
Matériel (composants)
Théorie
Logiciels et langages Supports de stockage et systèmes de communication
-10000 Boules et jetons d’argile Les Sumériens ont été les premiers à utiliser un système pemettant de traiter l’information (transactions, mémorisation, contrôle…)    
-3000 Boulier Composé de perles évoluant sur des tiges, c’est déjà un appareil de calcul qui permet d’avoir la représentation du nombre (mémoire) et d’effectuer une opération sur ce nombre (calcul). Principe du boulier Binaire (Ying et Yang chinois) Représentation binaire: bien/mal, gentil/méchant, blanc, noir.  
-1750   Code d’HAMMOURABI Roi de babylone introduit la notion de normes et fait graver des sentences royales. SI (personne )ET (action) ALORS (sentence)  
-330   Logique Elle est définie par le philosophe grec ARISTOTE.  
100 Abaque Romain C’est la version « Occidentale » du boulier. Son fonctionnement est sensiblement le même.    
820   Travaux du mathématicien arabe AL KHOWARIZMI Savant persan; regroupe les connaissances mathématiques de l’époque dans son ouvrage Al Jahbar (algèbre)  
1000   Zéro Inventé en Inde et rapporté en Occident par les invasions arabes, le zéro trouvera un ardent défenseur en la personne de Gerbert d’AURILLAC qui tentera de l’imposer lorsqu’il deviendra le pape Sylvestre II. Mais, ce n’est que vers le XIVème siècle, que le monde occidental l’acceptera définitivement.  
1200 Quipu Péruvien    
1614   Logarithmes par NEPER Grace aux travaux de L’Ecossais NEPER, la multiplication et la division peuvent être ramenées à deux opérations très simples: l’addition et la soustraction.  
1615 Bâtons de NEPER (NAPIER) En bois, en os ou en ivoire, ils se composent de 10 cases divisées par une diagonale; dans le triangle inférieur droit figure le chiffre des unités du produit et dans le supérieur gauche, le chiffre des dizaines. Ils seront utilisés pendant plus de 200 ans.    
1623 Machine à calculer de W. SCHICKARD Composée de 6 cylindres Népériens , de réglettes coulissantes et de 6 disques opérateurs, cette machine était capable d’effectuer les reports de retenues dans un sens (addition) ou dans l’autre (soustraction). Détruite en 1624, elle ne sera reconstruite qu’en 1960 d’après les plans originaux.    
1641 La Pascaline: Machine à calculer de B. PASCAL Cette machine, qu’il a construite afin d’aider son père, est la première qui a réellement fonctionné. Elle servira de référence pour les machines futures.    
1694 Machine à calculer de LEIBNITZ Cette machine, inspirée par la Pascaline, n’aura pas le succès de celle-ci. Cependant, elle comportait nombre d’innovations mécaniques comme le tambour à dents inégales, permettant de multiplier un nombre par rotations répétées de la manivelle principale.    
1697   Introduction du binaire en Europe par G. LEIBNITZ Passionné par la Dyadique, LEIBNITZ fut conforté dans ses idées lorsqu’il apprit que le binaire avait été inventé par les Chinois plusieurs millénaires auparavant. Il exposera devant l’Académie des Sciences de Paris ses idées qui seront publiées dans « Explication de l’arithmétique binaire avec des remarques sur son utilité et sur le sens qu’elle donne des anciennes figures chinoises de Fou-Hi ».  
1728 Métier à tisser de FALCON C’est le premier à utiliser un « programme » sur plaquettes de bois perforées.   Cartes perforées par FALCON Elles seront utilisées pour faire fonctionner un métier à tisser.
1792     Télégraphe optique de CHAPPE Un ensemble de tours, distantes de 12 kilomètres et comprenant des bras articulés permettait la transmission de signaux codés. 4800 Kms seront ainsi couverts grâce à 556 tours.
1806 Métier à tisser à cartes perforées de Joseph-Marie JACQUARD Reprenant l’idée de FALCON, il met au point des métiers à tisser automatisés commandés par des cartes perforées et il en équipe les ateliers lyonnais. Les canuts (tisserands Lyonnais) craignant que ces machines ne prennent leur place, en détruiront la plupart. Cependant, elles finiront par connaître un très grand succès (10 000 en service en 1812).    
1820 Machine à différences de C. BABBAGE Cette machine utilise le système décimal: la manivelle fait tourner les roues par dixièmes de tour. En raison de sa complexité (25 000 pièces) et de son coût, aucune des deux versions de cette machine ne sera completement finie par Babbage bien que le principe du calculateur soit parfaitement exact comme l’ont prouvé des chercheurs Britanniques qui en ont réalisé un exemplaire en 1991.    
1822 Arithmomètre de Th. de COLMAR Cette machine, modeste sur le plan de la capacité de calcul (3 chiffres à l’inscripteur et 6 au totalisateur) fut néanmoins la première d’une longue série. Environ 1500 exemplaires furent commercialisés entre 1823 et 1878. La capacité augmenta progressivement (un exemplaire de 30 chiffres fut même réalisé) et des licences de productions furent concédées à l’étranger.    
1833 Machine analytique de C. BABBAGE Alors que son projet de machine à différences s’enlisait, Babbage, aidé de A. Lovelace, conçut une machine composée d’un moulin (unité de calcul), d’un magasin (mémoire), et d’un dispositif de contrôle. Le tout utilisé à l’aide de cartes opérations , de cartes de variables et de cartes nombres. Grâce à cette machine, qui sera partiellement construite par son fils, Babbage est considéré comme l’authentique grand-père des ordinateurs modernes.    
1840   Principe des machines à calculer par BABBAGE Pour lui, une machine à calculer doit comporter: Un dispositif permettant d’introduire les données numériques (cartes perforées, roues dentées…), Une mémoire pour conserver les valeurs numériques entréesUne unité de commande grâce à laquelle l’utilisateur va indiquer à la machine les tâches à effectuer, Un « moulin » chargé d’effectuer les calculs, Un dispositif permettant de prendre connaissance des résultats (imprimante…). Ces principes seront, un siècle plus tard, à la base des premiers ordinateurs  
1843   Théorie de la programmation par Ada. LOVELACE Ada définit le principe d’itérations successives dans l’exécution d’une opération. En l’honneur du mathématicien arabe AL KHOWARIZMI, elle appelle « algorithme » le processus logique permettant l’exécution d’un programme. Le langage de programmation ADA a été nommé en son honneur  
1854   Théorie de la logique binaire de G. BOOLE Dans « Les lois de la pensée », il explique que l’on peut coder les démarches de la pensée à l’aide de système n’ayant que deux états: ZERO-UN; OUI-NON; VRAI-FAUX…  
1867 Machine à écrire Inventée par deux américains et commercialisée par la firme Remington, la machine à écrire mettra beaucoup de temps à se développer. La disposition des lettres (QWERTY…) vient du fait que les premières machines ne suivaient pas la cadence de certaines secrétaires; on a donc placé les lettres les plus utilisées sous les doigts les plus faibles.    
1877     Dispositif d’enregistrement de sons sur cylindres de cire Deux modèles ont été conçus simultanément par Charles CROS en France et par Thomas A. EDISON de l’autre côté de l’Atlantique. Faute d’argent, CROS n’a pu déposer le brevet de son invention et c’est EDISON qui quelques mois plus tard devint le « père » du phonographe. Cet appareil tranformait simplement l’énergie acoustique en énergie mécanique, gravant ensuite le résultat sur un cylindre de cire.
1884 Machine à statistiques à cartes perforées de H. HOLLERITH Mise au point pour effectuer le recensement Américain de 1890, cette machine qui utilise des cartes perforées fera le succès de la « Tabulating Machine Compagny » qui sera renommée plus tard: « International Business Machine (IBM) »    
1887 Machine à multiplier de Léon BOLLÉE Grand ingénieur de l’automobile, il avait déjà inventé et construit à 18 ans, une machine arithmétique à multiplication directe.    
1904 Diode par John FLEMING Premier tube à vide.    
1907 Triode (Lampe) par L. DE FOREST Mise au point à partir de la diode de J. FLEMMING, sur laquelle il rajoute une feuille métallique, « l’audion » qui s’appellera ensuite « triode » est un amplificateur d’intensité électrique. La première « lampe » réellement utilisable a été mise au point en France par H. ABRAHAM et utilisée par l’ensemble des Alliés pendant la première guerre mondiale, d’où son nom : Lampe TM (pour Télégraphie Militaire).    
1914   Principes de l’automatisme par TORRES Y QUEVEDO Il décrit tout ce qui est nécessaire pour faire fonctionner un automate dans « Essai sur l’Automatisme » :des sens (thermomètres, boussoles, dynamomètres…)des membresune énergie (électricité, eau, air…)une faculté de discernement  
1919 Basculeur (flip-flop) de W. H. ECCLES et F. W. JORDAN C’est un circuit électronique bistable, composé de deux triodes. Il faudra encore une quinzaine d’années avant que l’on s’aperçoive que ce circuit pouvait servir de base à l’utilisation électronique de l’algèbre de BOOLE.    
1921 Le Norvégien Fredrik Rising Bull dépose un brevet de machine à cartes perforées    
1928     Cartes perforées
1930 L’Enigma et les Bombes Composée d’un clavier, de 26 lampes pour représenter l’alphabet et généralement de 3 rotors, l’énigma était destinée à l’origine à crypter des documents d’affaires. Les services secrets allemands ont racheté (presque) tous les exemplaires et ont considérablement amélioré le modèle commercial pour leurs besoins. Les Polonais, tout d’abord, ont étudié le principe et commencer à développer des solutions capables de décoder les messages cryptés. Ces travaux seront récupérés par le « British Government Communication Headquarters » basé à Bletchley-Park où A. TURING créera une machine « la bombe » (on pense que ce nom vient du tic-tac produit durant les calculs) pour permettre de tester rapidement les combinaisons possibles.    
1931   La société H.W. Egli-Bull est créée à Paris    
1936   Définition de la notion d’Algorithme par A. TURING Pour cela, il a décrit une machine (virtuelle) capable de résoudre tout problème pouvant être mis sous forme d’algorithme.. (bande de papier sans fin / pointeur qui peut lire, écrire, effacer / )  
1937 Additionneur binaire à relais par G. STIBITZ    
1938 Z1, premier calculateur à relais par K. ZUSE. D’abord nommé Versuchmodell I , il a été construit dans la salle à manger des parents ZUSE et utilisait des vieilles pellicules de cinéma 35mm en guise de bandes.    
1938 1er calculateur à relais Z1, par K. ZUSE    
1939 ABC, par J. ATANASOFF et Clifford BERRY Ce calculateur, a été le premier à utiliser le système binaire et était capable de résoudre des équations à 29 variables. Son vitesse d’horloge était de 60Hz; il faisait 1 multiplication à la seconde. Sa mémoire était de 60 mots de 50 bits.    
1940 Circuit Imprimé Les composants devenant de plus en plus petits, on les fixe sur des petites plaquettes isolantes sur lesquelles ces composants sont reliés électriquement par des pistes métalliques très fines. Système de calcul en Virgule flottante (floating-point) Mise au point séparément par G. STIBITZ (au USA) et K. ZUSE (en Allemagne), cette notion fait appel aux puissances de 10. Les grands nombres sont exprimés à l’aide d’une « mantisse » et d’un exposant. Exemple : 252 000=2,52 x 105. On a donc un gain de place en mémoire et des multiplications plus faciles à effectuer. Le Z3 est le premier calculateur à utiliser ce système avec succès.  
1941 Z3, par K. ZUSE. Composé de 2600 relais, d’un lecteur de bandes et d’une console pour l’opérateur, sa mémoire pouvait contenir 64 nombres de 22 chiffres exprimés en virgule flottante. Il réalisait une multiplication en trois à cinq secondes.    
1941 1er calculateur à programme d’Europe1er calculateur à utiliser avec succès la virgule flottante Z3, par K. ZUSE    
1942 Diodes au germanium Le germanium est un semi-conducteur, c’est à dire que « dopé » par des impuretés, il conduit dans un sens ou dans l’autre suivant la nature de cette impureté. Par l’association d’un morceau de germanium dopé positivement (P) et un morceau dopé négativement (N), on obtient une diode qui ne conduit le courant que dans un seul sens.    
1943 ASCC ou Harvard MARK 1 par H. AIKEN Cette machine, contruite en collaboration avec IBM, utilise un principe inspiré par les travaux de C. BABBAGE. Composée de 765 299 éléments, elle pesait 5 tonnes et avait besoin de plusieurs tonnes de glace par jour pour la refroidir. Ses performances et sa fiabilité étaient remarquables mais elle ne pouvait effectuer aucun saut conditionnel.    
1943 1er calculateur électronique (Colossus) Composé de 1 500 lampes et d’un lecteur de bandes capable de lire 5 000 caractères à la seconde, ce calculateur électronique anglais a été conçu pour décoder les messages chiffrés par la machine de Lorentz Allemande qui était un téléscripteur doté de rotors (utilisant un principe assez proche de l’énigma).    
1943 1er calculateur électronique Colossus, par Gouvernement Anglais    
1944 MARK I Premiers ordinateurs électroniques pour résoudre les problèmes balistiques de plus en plus compliqués pendant la guerre « Énoncé des ordinateurs » par A. TURING  
1945   Hypertexte par Vannevar BUSH Dans son système memex, il proposait des documents, des textes, des notes personnelles de façon à les retrouver facilement. Cette idée sera reprise par Douglas ENGELBART en 1963 puis par Ted NELSON (en 1975) qui lui donne le nom d’hypertexte. Bug (Bogue en français)La première erreur informatique répertoriée était due à une mite qui, logée dans le culot d’une lampe, provoca un faux-contact! On donna donc le nom de bug (=insecte en américain) à toute erreur qui entraîne un fonctionnement erratique d’un programme.
1946 ENIAC, par J. ECKERT et J. MAUCHLY (Electronic Numerical Integrator and Computer) Commandé par l’armée des États-Unis en 1943 pour effectuer les calculs de balistique, il remplaçait 200 personnes chargées auparavant de calculer les tables de tir. Il occupait 23 m³, pesait 30 tonnes, coûtait un demi-million de dollars et consommait presque 200 kilowatts. Il était aussi composé de 70 000 résistances, 10 000 condensateurs, 1 500 relais et 6 000 commutateurs manuels. Bien qu’avec 17 468 lampes, il y eut plus de 19 000 changements durant sa carrière de 9 ans, il faut souligner cette fiabilité exceptionnelle pour l’époque.Commandé par l’armée des États-Unis en 1943 pour effectuer les calculs de balistique, il remplaçait 200 personnes chargées auparavant de calculer les tables de tir. Il occupait 23 m³, pesait 30 tonnes, coûtait un demi-million de dollars et consommait presque 200 kilowatts. Il était aussi composé de 70 000 résistances, 10 000 condensateurs, 1 500 relais et 6 000 commutateurs manuels. Bien qu’avec 17 468 lampes, il y eut plus de 19 000 changements durant sa carrière de 9 ans, il faut souligner cette fiabilité exceptionnelle pour l’époque. Architecture de Von Neumann Une mémoire (contenat programme et données) Une unité arithmétique et logique (opérations de base) Une unité de commande (séquencement des opérations) Des dispositifs d’entrée-sortie (communication avec l’extérieur)  
1946 Marque le départ de l’histoire moderne des calculateurs ENIAC, par J. ECKERT / J. MAUCHLY    
1946 Premier ‘bug’ La mathématicienne Grace Hopper est le témoin de la première panne informatique de l’histoire (sur un Mark II)… provoquée par une mite prise dans un relais. L’insecte, ‘bug’ en anglais, fut enlevé avec soin et placé dans le journal de bord de Grace Hopper avec la mention «First actual case of bug being found»    
1947 Le transistor bipolaire à jonction par J. BARDEEN, W. BRATTAIN et W. SCHOCKLEY Il est constitué d’une très fine couche P entre deux couches N (ou bien l’inverse). Lorsque l’on fait circuler un faible courant entre une couche P et une couche N, un flux d’électrons entraîne une conduction entre les deux couches de même nature: c’est l’effet transistor. Ce composant est à l’origine d’une révolution dans l’électronique, en effet la faible énergie nécessaire pour le faire fonctionner, ainsi que sa petite taille rendent très vite les tubes obsolètes.   Assembleur (utilisation de mnémoniques)Le premier langage de ce type a été mis au point afin de faciliter l’usage des ordinateurs. Chaque instruction machine est codée sous forme de symboles dans un style proche du langage naturel. Par exemple:  » début « ,  » stop « ,  » aller en « …
1948 IBM SSEC, par Wallace Eckert (Selective Sequence Electronic Calculator) Ce calculateur composé de 20 000 relais et de 12 500 tubes a servi pour le calcul de tables de positions de la lune mais a surtout été une vitrine technologique (il était d’ailleurs visible par le public) pour IBM.    
1948 Manchester Mark 1 (ou Ferranti Mark I), le premier ordinateur électronique à programme interne Construit sur des plans de J. Neumann par l’équipe anglaise qui avait conçu Colossus, l’ordinateur grâce auquel les Britanniques étaient parvenus à déchiffrer de nombreux messages secrets allemands pendant la seconde guerre mondiale. Ce prototype est le premier à disposer d’une unité de commande interne et à suivre un programme enregistré. C’est sur cette machine de 1 300 tubes,dotée d’une mémoire de 1 024 chiffres binaires (128 octets !), qu’est utilisée pour la première fois la mémoire à tubes Williams. Le grand mathématicien et logicien Alan Turing , qui avait aussi participé au projet Colossus, améliora apr la suite le programme de Neumann.  
1948   « Théorie mathématique de l’information » par Claude SHANNON  
1949 EDVAC, premier calculateur à programme enregistré de J. NEUMANN (Electronic Discret VAriable Computer) C’est le descendant direct de l’ENIAC. Il est composé de 4 000 tubes et sa capacité mémoire est de 1 024 mots de 44 bits.    
1949 EDSAC, par Maurice WILKES (Electronic Delay Storage Automatic Computer) Cet ordinateur numérique et électronique est basé sur l’architecture de J. Neumann. Composé de 3 000 tubes et consommant 30 kW, il utilise une mémoire de type « lignes de retard à mercure » de cinq kilo-octets, (moins puissant que nos calculatrices de poche). Il s’agit d’une machine parfaitement opérationnelle qui a été construite dans un laboratoire de l’Université de Cambridge en Angleterre.  
 
1949 1er ordinateur électronique basé sur l’architechture Von NEUMANN EDSAC, par Université de Cambridge    
1951 UNIVAC, par J. ECKERT et J. MAUCHLY (UNIversal Automatic Computer) Il utilise des bandes magnétiques en remplacement des cartes perforées. Il est composé de 5000 tubes, sa mémoire est de 1000 mots de 12 bits, il peut réaliser 8333 additions ou 555 multiplications par seconde. Sa superficie au sol est de 25m². Sa construction aura duré 5 ans et coûté plus d’un million de dollars.    
1951 Whirlwind 1er ordinateur « temps réel »    
1951 Écran (oscilloscope) L’oscilloscope, inventé un demi-siècle plus tôt sert d’abord à la vérification de l’état des bascules. Il deviendra par la suite une véritable interface, commandée par des circuits spécifiques, permettant l’affichage du texte et du graphisme.    
1951 1er ordinateur « temps réel » Whirlwind I, par MIT    
1951 1er ordinateur commercialisé UNIVAC, par J. ECKERT / J. MAUCHLY   Premier langage compilé: le A0 par G. HOPPER
1954 Transistor au silicium Beaucoup moins cher, plus facile à produire et à utiliser (mais hélas ayant une vitesse de conduction moins élevée) que le germanium, le silicium va devenir le symbole d’une nouvelle ère.    
1955 Premier calculateur transitorisé: TRADIC    
1955 Crayon optique En mesurant le temps écoulé entre le début du balayage du faisceau d’électrons et le moment où celui-ci « rencontre » la cellule du crayon optique, il est facile d’obtenir l’emplacement où pointe le crayon. Ce système sera très largement utilisé avant d’être détrôné par la souris.    
1956     Fortran (FORmula TRANslation) Mis au point sur un IBM 701, c’est le premier langage informatique de haut niveau, c’est à dire qu’il nécessite un programme intermédiaire (le compilateur) qui le traduit en instructions compréhensibles par l’ordinateur. L’avantage est que le programme en FORTRAN est indépendant de la machine, il suffit d’avoir le compilateur adapté. Il est encore utilisé dans les domaines scientifiques et techniques.
1957 PC : Personal computer L’IBM Auto-Point Computer est le premier Personal computer ( conçu pour une personne et muni d’un clavier). Utilisé par les militaires et les instances gouvernementales US, il valait l’équivalent de $470,000 de 2017.    
1959 Transistor à effet de champ Plus proche de la triode que ne l’est le transistor bipolaire, celui-ci est composé d’une électrode appelée grille qui module la conductance entre une zone dite source et une autre dite drain.    
1959 Circuit intégré par Jack KILBY Le principe consiste à fabriquer dans un même bloc de semi-conducteur (une puce ) plusieurs composants (résistances, condensateurs, transistors). Cette idée sera reprise quelques mois plus tard par Robert NOYCE qui intégrant la technologie planar mettra au point des procédés toujours utilisés aujourd’hui.   Cobol par G. HOPPER (COmmon Business-Oriented Language) Sa consécration par le Département de la Défense Américain qui l’a déclaré indispensable, l’accent qu’il met sur les structures de données et sa syntaxe proche de l’anglais en ont fait un langage largement utilisé, particulièrement dans les applications commerciales.
1959 IBM 1401 Utilisant des transistors et des mémoire à tores de ferrite, la version haut-de-gamme était fournie avec un générateur d’applications (RPG) destiné à en faciliter l’utilisation, cet ordinateur a marqué une étape dans l’ère de la comptabilité (la version de base se programmant en assembleur (SPSS)). L’imprimante (1403) associée était d’une rapidité exceptionnelle (600 lignes par minutes !). IBM avait tablé sur un millier de ventes… plus de 12 000 exemplaires seront vendus. IBM 1403 Printer (1964) playing music.   Lisp (LIst Processing) Ce langage de « traitement de listes » inventé par John Mc CARTHY, mathématicien fondateur en 1957 du département d’Intelligence artificielle du MIT, va avoir un impact considérable dans le domaine de la programmation objet.
1960 Transistors Planar par Jean HOERNI C’est un transistor plat fabriqué à l’aide de gaz dopant positivement, négativement ou bien transformant le silicium en silice (oxyde de silicium) qui est un isolant.   Algol par E. DIJKSTRA (ALGOrithmic Language) Très théorique, ce langage sera très peu utilisé mais sera très étudié comme modèle.
1960 Diodes Électroluminescentes Fabriquées à l’aide de semi-conducteurs (sous forme d’alliage binaire de Phosphure de Gallium et d’ Arséniure de Gallium), ces diodes ont la propriété d’émettre de la lumière dans le spectre infrarouge ou visible. Leurs principales qualités sont une très faible consommation, une grande rapidité et une durée de vie quasi-illimitée.    
1960 PDP-1 (Programmed Data Processor) C’est le précurseur des « minis ». Vendu pour $125 000 (une fraction du coût d’un ordinateur de l’époque) et livré sans logiciels, il était plutôt ciblé pour les scientifiques et ingénieurs.    
1960 1er mini PDP-1, par DEC    
1961     Imprimante à boule (Selectric par IBM)
1962     Premier Département d’Informatique à l’Université de Purdue  
1963 Souris par D. ENGELBART Cette drôle de bestiole, composée le plus souvent d’une boule, de deux ou trois axes et d’un ou plusieurs boutons a tout d’abord été totalement rejetée avant de devenir un accessoire courant, au milieu des années 80. Le suivi des déplacements se fait à l’écran grâce à un curseur (en général une petite flèche).    
1964 IBM System/360 Alors que tous ses ordinateurs utilisaient des architectures et logiciels incompatibles entre eux, IBM décida d’investir plusieurs millions de dollars et de développer une gamme entièrement nouvelle : 6 ordinateurs et 44 périphériques, ayant des capacités différentes mais tous compatibles entre eux. La technologie utilisée, loin d’être innovante, était transistors et mémoire à tores.Les modèles 370, lancés 5 ans plus tard, seront compatibles mais intégreront un système d’exploitation gérant la mémoire virtuelle et le temps partagé. Ils seront construits avec des circuits intégrés et des mémoires à semi-conducteurs.Les générations futures seront les /3x, /36, /38 et (en 1988) AS400.  
 
1964     PL/I Langage assez universel, il couvre à la fois le champ d’intérêt du FORTRAN et du COBOL. Il sera critiqué à cause de son accès difficile.
1965 Premier mini-ordinateur diffusé massivement: PDP-8 de DEC Ce premier ordinateur ouvre l’ère des mini-ordinateurs, à « bas prix » ($18 000) et simples d’usage. Plus de 50 000 exemplaires seront vendus.    
1965 1er mini diffusé massivement (>50 000 exemplaires) PDP-8, par DEC   Premier Doctorat d’Informatique par l’Université de Pennsylvanie Basic (Beginner’s All-purpose Symbolic Instruction Code) Ce langage a été développé par John KEMENY et Thomas KURTZ. Ses versions initiales n’étaient ni structurées ni compilées, alors que les plus récentes sont toujours structurées et souvent compilées.
1966 Plan « Calcul » Le gouvernement français (De Gaulle) lance le ‘Plan Calcul’ pour assurer l’indépendance informatique de la France    
1968     Forth par C. MOORE Langage informatique basé sur l’utilisation de piles de données. De par son status entre langage de bas-niveau (très proche du matériel) et de haut niveau, il est extrêmement compact et rapide. Il a longtemps été utilisé comme ‘Open Firmware’ (logiciel chargé de charger le système d’exploitation) par les machines d’Apple et de Sun.
1968     Pascal par Nikhlaus WIRTH La rigueur nécessaire pour utiliser ce langage de haut niveau fait qu’il est très apprécié dans l’enseignement. Il a été très largement popularisé par sa version développée par Philippe KAHN: Turbo Pascal de BORLAND.
1968     Arpanet Le projet Arpanet, proposant une communication décentralisée par paquet, est approuvé. Le projet repose sur les travaux de l’IPTO au sein de l’ARPA et ceux de Rand Corporation. Les solutions techniques proposées permettent de concevoir un système de communication des données résistant à une attaque nucléaire par l’emploi d’un réseau tissé. En fait, le précurseur d’Internet n’aura pas d’application militaire mais se développera au sein des Universités américaines.
1969     Unix Le système Unix est mis au point par Ken Thompson dans les laboratoires Bell dans le New Jersey aux Etats-Unis. Son but : mettre au point un système interactif simple pour faire tourner un jeu qu’il avait créé. Il s’inspira des principaux systèmes d’exploitation de l’époque (Multics, Tenex), et était destiné à une utilisation mono-utilisateur, d’où son nom (Unix= Multix uni-utilisateur à priori)
1969     Arpanet 20 septembre. Naissance de l’Arpanet (Advanced Research Projects Agency Network), financé par le Pentagone. Développé à l’université de Columbia (Etat de New York), reliant 4 centres de recherche dans l’ouest américain (l’université de Columbia dans l’Etat de de New-York,celles de la Californie et de l’Utah, et l’institut de recherche de Standford), il fait figure d’ancêtre de l’Internet. Le réseau Arpanet, communément considéré comme l’ancêtre d’Internet, est né. Les premières données sont échangées à une vitesse de 50kbits/s et le réseau de quatre ordinateurs s’avèrera opérationnel dès la fin de l’année.
1969     Internet 29 octobre – 10:30 p.m. Le premier message, le simple mot login, est envoyé sur le réseau ARPAnet. Les deux premiers nœuds sont l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) -émetteur- et l’Institut de recherche de Stanford -récepteur-. Suite à un bug, les 3 dernières lettres mettront une heure pour arriver
1970 Technologie M.O.S(Metal Oxyde Semiconductor) Cette technologie permet de fabriquer des transistors plus petits et plus rapides. Une course à la densité, à la vitesse et à la consommation commence… On parle alors de SSI (Small Scale Integration) : 30 à 80 transistors, MSI (Medium Scale Integration) , LSI (Large Scale Integration) , VLSI (Very Large Scale Integration) …    
1970     Code barres Inventé aux Etats-Unis par George Laurer, ingénieur chez IBM, est une suite de barres parallèles qui représentent des caractères. Il a pour but de définir une codification adaptée à la grande quantité d’articles en vente dans la grande distribution.
1971 Le premier microprocesseur: le 4004 d’Intel La société américaine « Intel » lance sur le marché informatique l’invention de Marcian Hoff, le microprocesseur. Baptisé « Intel 4004 », il coûte 200 dollars. Le processeur 4 bits permettra le développement des micro-ordinateurs.Il comporte 2 300 transistors et exécute 60 000 opérations par seconde à une fréquence de 108 Khz. Sa puissance était égale à celle de l’ENIAC    
1971 Imprimante matricielle Grâce à l’utilisation de fines aiguilles qui viennent taper sur ruban encreur, il est maintenant possible d’imprimer des graphiques ou des caractères quelconques. On dit aussi de ces imprimantes qu’elles sont à aiguilles, ou à impacts.    
1971     E-mails Mis au point par Ray Tomlinson, le premier message électronique est envoyé. Ce dernier, qui travaille sur des programmes permettant d’envoyer des messages sur le réseau et de les lire, développe un code pour envoyer un message d’un ordinateur à l’autre. Pour définir l’adresse, il a alors besoin d’un séparateur entre le nom et la « résidence » du destinataire. Il opte alors pour l’arobase qui possède le double avantage d’être inutilisé et de se prononcer « at » en anglais, ce qui dans ce contexte équivaut en français à « chez ». Loin du contenu solennel des premiers messages télégraphiques ou téléphoniques, ce premier message n’aurait eu pour texte que la première ligne d’un clavier « QWERTYUIOP »…Lawrence Roberts décide de creuser l’idée de message électronique initiée par Ray Tomlinson quelques mois auparavant. Pour ce faire, il conçoit un système qui permet de trier les messages, d’y répondre, de les transférer. Les principales fonctions de la messagerie sont alors fixées.
1971     Invention de la disquette, IBM
1972     C par D. RITCHIE Successeur du langage B, il a pour objectif premier d’aider au développement d’UNIX.
1972     Prolog (PROgrammation en LOGique) Conçu par le Français Alain COLMERAURER, c’est un langage dit « descriptif de l’Intelligence Artificielle ».
1972     Internet C’est au cours d’une conférence internationale à Washington que la première démonstration publique d’Arpanet est réalisée. Le succès sera réel et contribuera à l’expansion du projet. C’est aussi à cette période que l’idée d’une interaction entre réseaux perce mais tout en restant limité par les protocoles d’Arpanet. Un projet sera initié pour les modifier dès l’année suivante, il donnera naissance au protocole TCP/IP.
1973 Micral-N de R2E C’est le premier micro-ordinateur du monde, il a été inventé par A. TRUONG, fondateur de R2E, une petite société française, rachetée par Bull en 1978..    
1973 l’Alto (renommé Xerox Star en 1981) de XEROX Ce prototype, pensé pour devenir le bureau du futur, est un condensé des idées proposées par les chercheurs réunis par XEROX au Palo-Alto Research Center (PARC). Il est le premier à introduire l’idée de fenêtres et d’icônes que l’on peut gérer grâce à une souris. Principalement, en raison de son coût, cet ordinateur ne connaîtra qu’un succès d’estime. Théorie des bases de données relationnelles  
1973 Icônes Suivant la même philosophie que la souris, l’icône est un petit dessin sur lequel on peut cliquer en amenant le pointeur de la souris dessus et en appuyant sur un des boutons. Ce système a fait la gloire du Macintosh.    
1973     E-mail Le programmeur américain Tomlinson met au point le premier système e-mail avec le format … toujours utilisé en 2017.
1973 Téléphone cellulaire (portable) 03 April, Martin Cooper, employé de Motorola, fait le premier appel téléphonique depuis un cellulaire, connectant Bell Labs dans le New Jersey alors qu’il était Sixth Avenue à New York. Il faudra encore une décade avant que le DynaTAC atteigne les cosommateurs.    
1974 Carte à puce par Roland MORENO    
1974 1er super-ordinateur CRAY I, par Saymour CRAY   CP/M-DOS par G. KILDALL (Control Programfor Microcomputers – Disk Operating System)C’est le premier système d’exploitation pour micro-ordinateurs (8080 d’Intel). C’est aussi l’inspirateur du QDOS de Tim PATERSON qui deviendra MS-DOS.
1975 Altair 8800 de ED. ROBERTS (MITS) Il est considéré par les Américains comme le premier micro-ordinateur du monde, bien que ce soit le Micral-N. Cependant, c’est pour l’Altair que sera le premier BASIC Microsoft.    
1975     Micro-Soft William H. Gates et Paul Allen fondent la société Microsoft Corporation à Albuquerque (Nouveau Mexique). Son activité consiste à développer des systèmes d’exploitation et des logiciels pour ordinateurs. En 1981, le constructeur américain IBM lance son Personnal Computer (PC) avec le système d’exploitation MS DOS (Microsoft Disk Operating System) de Microsoft. Aujourd’hui, les systèmes d’exploitation Microsoft sont présents sur 90% des micro-ordinateurs dans le monde.
1975 IBM PC 5100 L’IBM 5100 est le premier ordinateur personnel commercialisé par IBM. Transportable, il était muni d’un écran texte monochrome et d’une unité de bande (adressable par blocs) intégrés, et acceptait en option une imprimante à aiguilles ; il était équipé d’un CPU IBM PALM (Put All Logic in Microcode) cadencé à 1,9 MHz, il possédait aussi tout son système et ses langages en mémoire morte. Sa mémoire vive se déclinait en 16, 32, 48 ou 64 ko. Son prix allait selon les options de 9 000 à 20 000 dollars. Il existait en trois versions : A (APL), B (BASIC) et C (combiné, c’est-à-dire APL + BASIC)    
1975 Imprimante laser Reprenant le principe du photocopieur, à savoir un tambour électrostatique sur lequel se fixe du toner, ce type d’imprimante permet d’obtenir une excellente qualité avec un prix de revient faible.    
1976 RAY I Créé par Saymour CRAY, c’est le premier ordinateur à architecture vectorielle.    
1977 Apple II par S. JOBS et S. WOZNIAK Musée Premier ordinateur à recevoir un succès grand public, c’est une machine qui permet à ses utilisateurs de créer leurs propres logiciels d’application.    
1977     Code barre Le code-barre est adopté en Europe, dans une version internationale de l’UPC (Universal Product Code). L’UPC a été inventé en 1970 aux Etats-Unis par George Laurer, ingénieur chez IBM.
1977 1er micro-ordinateur grand public Apple II, par Apple    
1978 DEC VAX 11/780 (Virtual Address eXtension) Premier modèle de « supermini », cet ordinateur 32 bits pouvait exécuter des programmes écrits pour le PDP-11. Il avait aussi suffisamment de ressources pour supporter des applications qui étaient jusqu’ici réservées aux gros mainframes. Il reste aussi célèbre pour son système d’exploitation VMS    
1978 1er super-mini-ordinateur VAX, par DEC    
1978 IBM PC 5110 L’IBM 5110 constituait une variante de l’IBM 5100 destinée à un public plus large. Il corrigeait deux des principaux défauts du 5100 : sa lenteur relative et l’impossibilité d’utiliser l’écran autrement qu’en mode machine à écrire. Sur le 5110, chaque caractère de l’écran était adressable, et on pouvait y écrire comme y lire des informations. Deux autres défauts n’étaient pas corrigés : le poids élevé de la machine (25 kg) qui la rendait peu transportable et la lenteur du stockage sur cassette adressable. Ce dernier point est d’autant plus regretté qu’IBM avait alors déjà introduit la disquette. Mais celle-ci souffrait de deux inconvénients : son format de l’époque, qui était le « 8 pouces » et n’aurait pas tenu dans un 5110, et la faiblesse de son stockage, encore limité alors à un peu plus de 100 ko alors qu’une cassette contenait le triple. Les écrans des deux machines n’étaient pas graphiques, mais la workspace Graphpak permettait toutefois la création de graphiques sur une imprimante matricielle associée. Il était disponible en 16, 32, 48 ou 64 ko2.    
1978     Wordstar par John BARNABY C’est l’un des premiers traitements de texte. Ses combinaisons de touches ésotériques deviendront pourtant très vite un standard.
1979     Le premier tableur: Visicalc par Dan BRICKLIN et Bob FRANSTON (VISIble CALCulator) Il a été pensé par Dan BRICKLIN, un étudiant en gestion financière de Harvard fatigué de refaire toujours les mêmes calculs et écrit par Bob FRANSTON. Malgré un succès foudroyant et une très nombreuse descendance, ses auteurs n’avaient pas déposé de brevet. Ils n’ont donc rien touché pour cette idée qui a, de plus, fait la gloire de l’Apple II.
1979     Ada par Jean ICHBIACH Ce langage, conçu pour standardiser le développement de programmes dans les services de l’armée des États-Unis, a été créé par un Français, ingénieur chez BULL. Son nom est un hommage à A. LOVELACE.
1980     MS-DOS Microsoft développe son tout premier système d’exploitation, un logiciel capable de gérer l’ensemble des composants d’un ordinateur, mais aussi d’exécuter des programmes simples comme un traitement de texte. Bien que compliqué à utiliser, car fonctionnant à base de lignes de commande, MS-DOS (pour Microsoft Disk Operating System) révolutionne l’informatique en étant intégré aux premiers ordinateurs personnels (PC) du marché signés IBM. C’est un système d’exploitation (OS) mis au point par Microsoft d’après les travaux de Tim PATERSON. Dans ses premières versions, il reprend le fonctionnement du CP/M et l’on doit (entre autres) à cet héritage sa limitation des noms de fichiers à (8+3) caractères!
1981 Sinclair ZX81 Basé sur le microprocesseur Z80A, c’est le premier micro-ordinateur à moins de 1000F. Il utilise l’écran du poste de télévision.    
1981 IBM-PC En 1981, le premier PC (Personnal Computer) d’IBM (International Business Machines), le modèle 5150, est créé par William Lowe. Il pouvait se brancher à une simple télévision domestique et était animé par le système d’exploitation de MS-Dos créé par Bill Gates et Paul Allen, les deux jeunes patrons d’une petite société appelée Micro-Soft en 1975… Doté de 16 à 64 Ko de mémoire vive et fonctionnant avec un processeur 8088 Intel, ce PC était plus puissant que les mastodontes, occupant 1.000 m² et monopolisant le travail de 60 techniciens, qu’IBM avait créés 20 ans plus tôt. Il allait tout bonnement faire rentrer l’informatique dans les foyers. Cet ordinateur, qui n’apporte aucune idée révolutionnaire est la réaction du n°1 mondial face à la micro-informatique : Il était fait d’une accumulation de composants standards et de logiciels sous-traités dans le but de minimiser le temps nécessaire pour sa mise au point. Pourtant, le PC et ses clones (produits de copiage asiatiques) vont rapidement devenir un standard avec un succès qui ne s’est jamais démenti durant ses 20 premières années d’existance.    
1981 Osborne 1 Premier ordinateur portable avec un écran de 5 pouces… 12kg quand même ! Cet ordinateur n’était pas compatible PC et 2 ans plus tard, Compaq sortira un modèle d’allure assez similaire mais compatible PC cette fois    
1981 1er ordinateur personnel commercial PC, par IBM   Lotus 1.2.3 (Lotus) Premier logiciel de base de données intégré (c’est à dire permettant l’échange des données avec un module tableur) à connaître un succès commercial.
1981 1er ordinateur portable Osborne 1, par Osborne Computer Corporation    
1982 Cray X-MP Composé de deux Cray I mis en parallèle, il est 3 fois plus puissant que celui-ci.   PostScript (Adobe) Très utilisé pour les imprimantes laser, le format PostScript permet de stocker et d’échanger des textes, des dessins, (voire des polices de caractères) sous forme de fichier texte ASCII.
1983 Lisa d’APPLE Steve JOBS, très intéressé par l’Alto reprendra la plupart des idées de celui-ci pour le compte d’APPLE, en particulier la notion d’interface graphique (GUI) et l’utilisation de la souris. Cependant, ce micro-ordinateur ne connaîtra non plus pas de succès commercial.   Ada
1983     TCP/IP Le réseau Arpanet adopte définitivement un mode de fonctionnement qui sera la base d’Internet, le TCP/IP. Ce système, développé notamment sous l’impulsion de Vinton Cerf dès 1973, permet d’interconnecter des réseaux différents contrairement à la solution NCP utilisée jusqu’ici par Arpanet. Le protocole TCP/IP est intervenu progressivement sur le réseau et avait connu une mutation importante en 1978, lorsque le protocole inter-réseaux avait été séparé du protocole de transmission des données. Dorénavant Arpanet est avant tout un projet universitaire et se nomme Arpa-Internet, le volet militaire étant désormais indépendant et nommé MILNET.
1983     Virus informatiques Des programmes contaminant d’autre applications ont existé depuis les années 1970 mais le nom pour ce type de logiciel date du 10 novembre 1983. Ce jour là, Fred Cohen alors étudiant en doctorat présente les résultats de ses travaux et comment il a écrit un « virus » (caché dans un programme appelé VD) pour le mini-ordinateur VAX. Le premier Virus informatique a grande diffusion est Brain et a été écrit sur un PC par 2 frères pakistanais. L’adresse et le numéro de téléphone de ceux-ci s’affichait sur l’écran ! Dossier Technique du CLUSIF : Les virus informatiques (PDF)
1984 Amiga Utilisant un microprocesseur Motorola 680×0, ce micro-ordinateur reste parmi les leaders pour ce qui est du graphisme et de la musique.    
1984 Macintosh d’APPLE Basé sur le projet LISA, c’est l’ordinateur convivial par excellence: Son utilisation est très simple grâce à la souris et à la qualité de ses graphismes. Il devient au fil des années et des version, l’autre grand standard (avec le PC d’IBM) du monde de la micro-informatique.    
1985     Domaines Symbolics.com est le seul nom de domaine enregistré le 15 mars 1985. Ils sont plus de 300 millions en 2017.
1985 Cray II Miniaturisé, il est 10 fois plus puissant que son prédécesseur, le Cray I.   Windows (Microsoft) Le 20 novembre 1985, Microsoft lance (pour 99 $) Windows 1.0. Désormais, l’utilisateur peut gérer son ordinateur et ses périphériques à la souris, naviguant dans une interface graphique simple, sans lignes de commande complexes, simplement en cliquant sur des icônes et en ouvrant/fermant des fenêtres. À noter que Windows 1.0 intègre plusieurs programmes utiles et grand public comme le traitement de texte Write, le logiciel de dessin Paint, un bloc-note, une calculatrice, une horloge et même un jeu (Reversi).
1986 The Connection Machine Premier ordinateur « massivement parallèle » composé de 16 000 processeurs.    
1987   Lancement des bases de l’Internet apr NSFNET  
1988     Ver informatique Des vers informatiques ont été écrits par des chercheurs en informatique dès les années 1970. Le premier a échapper à son inventeur et à causer des dégats est le ver de Morris. Robert Morris n’avait pas l’intention malveillante le mécanisme de reproduction de son vers était défaillant. En réponse à cet incident, le CERT (Computer Emergency Response Team) a été créé. Il composé de centre d’alertes dans le monde entier.
1989   World Wide Web Concept mis au point par le britannique Tim BERNERS-LEE et le français Robert CAILLIAU du C.E.R.N, c’est un système de recherche documentaire de données, basé sur la technologie hypertexte, avec des noeuds et des liens. L’utilisateur se connecte grâce un client (Navigateur ou Browser) sur un serveur désigné par l’URL (Uniform Resource Locator – c’est à dire l’adresse du site). Le Web n’est pas à confondre avec Internet, qui désigne un réseau informatique qui connecte des machines entre elles.  
1990     HTML par Tim BERNERS-LEE (HyperText Markup Language) Format utilisé pour créer des documents hypertextes comme celui-ci. Il est composé de balises (tags) qui permettent de modifier la mise en page: Type de caractère, taille, couleur, insertion d’image, saut de ligne, insertion d’un lien hypertexte…
1991   Unicode Afin de résoudre une fois pour toute les problèmes de codage de caractères et de ses différents jeux (ex: ISO 8859-1/Latin 1 etc…) incompatibles, l’Unicode a été créé pour être un sur-ensemble de tous les autres. Il est capable, en théorie, de supporter tous les langages existants (et disparus) avec leurs particularités. Il existe plusieurs formats de représentation : UTF-8 est de plus en plus utilisé pour les transmissions de documents (par exemple cette page web) et sur les serveurs UNIX. Il a l’inconvénient d’avoir une longeur par caractère qui est variable (1 caractère = 1,2,3 ou 4 octets) mais il a l’avantage d’être très compact pour l’alphabet occidental non accentué et n’a pas le problème d’ordre des octets comme UTF-16 (utilisé par Windows). Si la première version de la norme a été publiée en 1991, sa complexité rend son adoption très lente.  
1991     Linux Ce système d’exploitation, basé à l’origine sur Minix et a été conçu par un jeune étudiant Finlandais nommé L. TORVALDS pour exploiter la puissance des microprocesseurs Intel 386. Le noyeau est de nos jours disponible aussi pour des ordinateur Macintosh, Sun, Mips et Alpha, accompagné de logiciels libres (ceux de GNU en tête) et est considéré comme une alternative aux systèmes propriétaires, en particulier Windows de Microsoft.
1992     SMS / texto 03 déecembre. L’ingénieur britannique Neil Papworth, affecté à l’équioe Vodafone pour développer le SMS, envoie le premier message textuel à son boss Richard Jarvis : « Merry Christmas. »
1993     Mosaïc L’université de l’Illinois présente son navigateur Web graphique, reposant sur les principes de la Toile tels qu’ils ont été formulés par l’équipe du CERN de Tim Berners-Lee, notamment le HTTP. Nommée Mosaic, l’application retient l’attention puisqu’elle tourne sous Windows et simplifie considérablement la navigation. Elle annonce le développement ultérieur de Netscape et autres navigateurs qui feront sortir Internet du cercle des initiés pour le rendre accessible au grand public.
1994 Paragon d’Intel Coûtant 20 Millions de dollars, occupant un volume de 48m3, il est composé de 2000 processeurs et de 64 Giga-octets de mémoire. Il peut effectuer 150 milliards d’opération en virgule flottante à par seconde.    
1994     W3C Tim Berners-Lee fonde le World Wide Web Consortium, également appelé W3C. Cet organisme a pour objectif et fonction d’émettre des recommandations afin de promouvoir et d’assurer la compatibilité des technologies utilisées sur le Web. Toutefois les standards proposés ne sont pas des normes absolues. L’organisme, essentiel pour assurer l’efficacité des applications tels que les navigateurs, est géré conjointement par des universités et centres de recherche américains, européens et japonais.
1994 PowerMac d’APPLE Basé sur le microprocesseur POWER-PC réalisé par Motorola en collaboration avec IBM, il était présenté comme le successeur commun du PC et du MAC. Cependant, malgré de très bonnes performances, il tarde à s’imposer.     Naissance de Yahoo, Amazon et Netscape
1995     Java (Sun Microsystems) (signifie « café » en argot américain – en argot français on dit « Kawa » ) Ce langage objet est principalement utilisé sous forme d’applet en symbiose avec un client Web. Il a pour cela une particularité: le programme est d’abord compilé en « p-code » (byte-code) totalement indépendant de l’architecture. Puis ce p-code est interprété (c’est à dire transformé au fur et à mesure en code spécifique à l’ordinateur) lors de l’exécution du programme.
1995     Windows 95 La société de Bill Gates fondée en 1975, Microsoft, met en vente son nouveau système d’exploitation, Windows 95, à minuit. L’opération médiatique à coûté 200 millions de dollars : écrans publicitaires, couleurs de Windows 95 (orange, vert et jaune) sur l’Empire State, offre de 1,5 millions d’exemplaires du Times, shows dans toute l’Europe… 300 000 exemplaires seront vendus le jour du lancement et 1 million après quatre jours de commercialisation. Cette nouvelle génération de logiciel ouvre la voie de l’informatique pour tous.
1995     Yahoo Deux étudiants de Stanford, David Filo et Jerry Yang, créent l’annuaire Internet Yahoo! Celui-ci doit permettre aux Internautes de trouver rapidement des sites grâce à un classement hiérarchique, la difficulté étant alors de trouver le site ou l’information pertinente voulue. Yahoo! est à la fois une référence à Gulliver et un acronyme reprenant la traditionnelle formulation « Yet another… » des projets informatiques de Stanford, classés à Y. Yahoo! fait donc référence à des êtres non civilisés à forme humaine tout en signifiant : « Un oracle à classement hiérarchique officieux de plus ». L’entreprise sera fondée en 1995 et connaîtra un rapide succès.
1995     Création d’Amazon Premier site de commerce électronique
1996 Digital Alpha AXP 21164   XML (eXtensible Markup Language)XML est un sous-ensemble simplifié du SGML. C’est une norme destinée à l’échange (par ext. la composition et la publication) de documents informatisés.
1996     Wifi
1997   e-business  
1998 iMac d’APPLE Musée L’iMac était l’ordinateur d’Apple pour le nouveau millénaire. Il a également marqué le retour d’Apple (et de MacOS) au devant de la scène. C’est l’ordinateur le plus original depuis le premier Mac de 1984: Design très particulier, écran et unité centrale intégrés dans un seul boîtier, ports USB et pas de lecteur de disquette interne. Logiciel Libre D’après les statuts de l’AFUL, sont considérés comme libres les logiciels disponibles sous forme de code source, librement redistribuables et modifiables, selon des termes proches des licences «GPL», «Berkeley» ou «artistique» et plus généralement des recommandations du groupe «Open Source». Les bases de ce mode de distribution ont été jetées par Richard Stallman, créateur de la FSF et du projet GNU. Depuis quelques temps, l’idée de logiciel libre se répend rapidement (un des plus connu étant Linux) comme alternative aux solutions propriétaires traditionnelles.  Google

 

Fondation dans la Silicon Valley, en Californie, par Larry Page et Sergueï Brin étudiants à l’université de Stanford, de Google, une entreprise américaine de services technologiques. C’est une filiale de la société Alphabet depuis août 2015. L’entreprise se fera principalement connaître à travers la situation monopolistique de son moteur de recherche, puis Android, Youtube, Google Earth, Google Maps, Google Play … « Google » fait référence au terme mathématique « gogol » qui désigne un nombre commençant par 1 et suivi de 100 zéros (10^100).
1999 Nokia Premier téléphone mobile avec internet   Melissa Un virus du nom de Melissa apparaît et génère un important trafic de messages électroniques, saturant en partie les serveurs. L’auteur du virus sera rapidement identifié et verra sa peine réduite grâce à sa collaboration avec le FBI pour l’identification d’auteurs de virus.
2000   Bug de l’an 2000 (!) Afin de gagner de la place à l’époque où 32Ko représentaient une quantité de mémoire extraordinaire, beaucoup de dates sont codées en n’utilisant que les 2 derniers chiffres de l’année. L’ordinateur risque donc de ne pas pouvoir distinguer l’année 2000 de l’année 1900 ! Cependant, malgré la mobilisation de certains (avec à la clé des fortunes dépensées) et l’immobilisme total d’autres, on a surtout vu fleurir des bugs d’affichage et quelques calculs fantaisistes. C# par Microsoft C’est un langage inspiré par Java et développé par Microsoft
2001 Itanium Certes ce n’est pas le premier processeur 64 bits à sortir mais c’était certainement un des plus en vue. Conçu par Intel et Hewlett-Packard, il est à la croisé des architectures RISC (HP-PA) et CISC (utilisé par les processeurs Intel). Seulement il n’a jamais vraiment rencontré de succès.   e-cloud Apparition des hébergeurs Web capables d’héberger des applications dans leurs locaux informatiques. Se développe dès alors le cloud computing, ou l’informatique en nuage ou nuagique qui est l’exploitation de la puissance de calcul ou de stockage de serveurs informatiques distants par l’intermédiaire d’un réseau, généralement internet
2003 Opteron d’AMD Alors que l’Itanium ne peux exécuter les applications 32 bits que grace à un complexe système d’émulation, l’Opteron est le premier microprocesseur capable de supporter des programmes 32 bits et 64 bits à pleine vitesse. L’Opteron a également un controleur de mémore intégré alors que traditionnellement, celui-ci est séparé. Même si à l’époque Windows n’était pas disponible en version 64 bits, le succès de ce processeur est immédiat, en particulier pour des serveurs Linux.    
2003 Microprocesseur multi-cœur Le terme multi-cœur désigne un processeur composé d’au moins deux unité de calcul (ou cœurs) gravés sur la même puce. Ces processeurs sont apparus parce qu’augmenter simplement la vitesse devenait peut rentable et rendait problématique les problèmes de dissipation de chaleur. L’idée est d’obtenir plus de puissance apparente grâce à la parallélisation des tâches mais cela n’est vrai que si les applications sont conçues pour tirer partie de ce genre de configuration.    
2004     Facebook
2005     Connection des PC inactifs, par IBM
2006 Mac a processeur Intel Après plus de 20 ans de lutte fratricide, Apple choisit de délaisser les microprocesseurs PowerPC et d’utiliser le même processeur Intel que n’importe quel « PC ». La transition, bien qu’une prouesse technologique, est quasiment invisible pour l’utilisateur final grace à l’invention des « Universal binaries » qui sont des programmes compilés pour les 2 architectures et « collés » dans un même exécutable.    
2006     Twitter
2007 iPhone Cinq ans après avoir lancé l’Ipod, produit qui lui donna un nouveau souffle, Apple se lance sur le marché du mobile et espère obtenir le même succès. L’entreprise lance ainsi l’Iphone aux Etats-Unis, à grand renfort de marketing. Symbole et concrétisation de la convergence des médias, l’Iphone cumule les fonctions : téléphonie mobile bien sûr, mais aussi Internet, musique et vidéo.    
2008 La barrière du Petaflop est franchie (IBM) En 2016, la Chine sort le plus performant des super-calculateurs. Tianhe-2 affiche 33,86 pétaflops (33,86 millions de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde), le double de son rival américain Titan.